TinyLizzie in Paradise
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Geeeeere 30.07.

Depuis que mon mec a fait les soldes, qu’ils a des nouvelles fringues qui tuent et qu’il s’est acheté un iPhone 3GS (moi je me la joue old school avec la v1, sans le S tu vois), Môsieur ne veut plus se montrer en public avec sa meuf… Tu comprends… On mélange pas les torchons et les serviettes.

Nan mais l’autre, je le crois pas.

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Au revoir Paris. 01.07.

Ma dernière soirée, je l’ai passé avec C. au resto juste en bas de l’appart et quand j’ai senti le rosé me monter à la tête, je suis rentrée pour la laisser avec son ami.

Je crois aussi que j’avais envie d’être un peu seule. Pour profiter une dernière fois de la rumeur parisienne. Ses voitures. Ses Klaxons. Sa chaleur moite et collante.

Et puis sans m’en apercevoir, je me suis mise à faire le bilan de ces 2 années passées à Paris. Les aller-retours tous les week ends crevants mais nécessaires à ma santé mentale. Le mariage que j’ai préparé à distance. Mes talons aiguilles cassés. Les visages que j’ai croisé durant mes 2h20 de transport par jour. Les gens que j’y ai rencontré. Les amis que j’ai gagné. Et ceux que j’ai perdu. Sandy, ma meilleure pote, que j’aurais aimé avoir le temps de voir plus souvent. S. et V. qui m’ont traitée comme un membre de leur famille. C. et N., le couple terrible chez qui j’ai habité 1 an, dans leur salon, mais qui m’ont usé à me faire dormir 6h par nuit. C. ma dernière coloc, que j’aurais adoré rencontrer plus tôt tant elle déborde de fraîcheur.

J’ai enfin décidé d’aller me coucher et d’éteindre une dernière fois la lumière sur 2 années qui m’ont fait grandir. Un peu. En essayant de me rappeler dans quel état d’esprit j’etais quand je suis arrivée. En me reprochant de n’avoir pas fait la moitié de ce que j’avais prévu…

Au moment de fermer la fenêtre, comme pour me dire au revoir, la Tour Eiffel a fait pschtt pschtt. T’inquiète meuf, je reviendrai.

Et puis j’ai bossé mon dernier jour.

Quand je me suis reveillée le samedi matin dans ses bras, en me disant que non, je ne repartirai pas le lundi matin, j’ai putain de kiffé.

Un goût de jours nouveaux. Et ma langue dans la bouche de mon mari.

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Dots are hot. 23.06.

Je connais C., ma nouvelle et dernière coloc’ sur Paris, depuis 3 semaines environs. En fait, j’ai emménagé dans son salon le jour où j’ai appris que j’étais embauchée  et que j’ai donné ma démission dans la foulée.

Et je dois dire qu’on s’entend assez bien.

Alors hier soir, quand je suis allée me coucher, que j’ai trouvé un petit paquet cadeau sous ma couette et que je l’ai ouvert, j’ai souri comme une niaise.

Elle m’avait offert une jolie culotte frou-frou blanche à pois rouges. La coquine.

(Tu m’as percée à jour C.)

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J-8 17.06.

Il y a eu 5 potes dans un resto sympa. Des ampoules aux pieds. Une 1ère rencontre. La fin des exams. Des tournées qui font trinquer. Un départ à fêter. Une chemise vichy rouge. Des absents (suivez mon regard). Une naissance récente. Un passage à l’improviste qui fait plaisir. Une signature chez le notaire. De la bière qui coule à flots. Des projets de bébés. Un monde à refaire. Des putes du web 2.0. De la gourmandise (sisi). Du bon whisky. Des promesses de se revoir. Du bacon tombé par terre. Le Marais. Du cul (un peu). Des rires (beaucoup). Du taxi pas libre. 3 cigarettes seulement. De la délation. Du sponsoring de capotes.  Encore des rires. De la raclure de bidet. Du QOTN de gamers (”on vient de se faire dash cancel la crêche” dixit James).

Merci les copains, c’était trop bon.

@edit :

la fameuse chemise vichy

la fameuse chemise vichy

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It’s the final countdown. 08.06.

 

 embauche

 

Ca y est les mecs, je rentre chez moi.

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Vis ma vie de bohémienne #1 26.05.

En me réveillant avec le pied droit de Casimir (ou mamie Simone, au choix), je me suis posé une question existentielle…

A votre avis, est-ce que vivre au bord de l’eau quand on est allergique au piqûres de moustiques et d’araignées peut être considéré comme un EPIC FAIL ?

Vous avez 4 heures.

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Pendant ce temps là… 20.05.

… à Montabon (ouais je sais, c’est limite glamour mais tu t’attendais à quoi… en Sarthe ?), la transition maison-mobile home suit tranquillement son cours.

2 semaines que l’on vit au bord de l’eau et que l’on essaye gaiement de transformer le champs de mines initial en joli jardin anglais (y a du boulot, la dessus on est d’accord, mais je vous ferai un avant-après, vous rigolerez moins hinhinhin) et je dois dire, non sans fierté, que ça commence à avoir de la gueule. Les aspects logistiques (déménagement, ménage …) sont enfin derrière nous, et je dois avouer que même si le fait de quitter la maison ayant abrité les prémices de notre relation, me donne de moins en moins de regrets au regard de notre but ultime, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un pincement au coeur à chaque fois que je vois l’endroit vide. J’ai juste envie de pleurer. Des fois.

(Attention interlude gnangnan : aveu limite couvert pour dire que je ne suis pas qu’une connasse sarcastique mais aussi une grosse sentimentale à deux balles).

Sinon, vivre dans 25m², c’est pas si mal si l’on admet le potentiel rock ‘n rollesque de l’habillage en speed sans chauffage quand il fait 9°C le matin. Sans compter que l’utilisation abusive de l’association pyjama-chaussettes-pull(s) peut s’avérer fatale pour la sexitude du couple marié depuis moins d’un an. Depuis, je vous rassure, le Dieu Electricité a entendu nos prières… Enfin, 700€ qu’elle nous a coûté l’arrivée du Messie ! Mais je m’en fous, j’suis pas un pingouin ooowh.

Enfin voilà, on commence à s’y sentir presque bien dans notre maison à roulettes.

Et puis faut dire, pouvoir prendre le sel dans le placard de la cuisine en se lavant les dents dans la salle de bain, et tout ça sans avoir besoin de se lever du salon, c’est vachement priceless quand même.

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Comment vous dire… 19.05.

Récemment et suite à la demande d’une amie, j’ai accepté de participer à un concours international alliant la coiffure et la photographie… Ouais, jusqu’ici, tout va bien. Sauf que là tout de suite maintenant, j’ai un vide énorme dans mon inspiration. Qu’à coté, le Grand Canyon, c’est juste un petit fossé en pleine campagne.

Priez pour moi.

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Partez pas, y a une bonne nouvelle à la fin ! 21.04.

J’aimerais vous dire que ça ne va vraiment pas. Que 3 ans après avoir commencé à bloguer, j’ai toujours les mêmes regrets qui me collent aux basques. Les mêmes cauchemars. Les mêmes envies de me saouler pour oublier. Je mens. En fait, je n’ai jamais eu de perte de mémoire et je  me souviens de tout. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait en connaissance de cause. En toute conscience. Mêmes les trucs moches. Je suis une connasse par nature, ne l’oubliez pas.

Et puis non, en fait, je n’aimerais pas.

Il y a 2 mois, quand il m’en a parlé au téléphone, j’ai pleuré. Comme une fille. J’ai pleuré parce que même dans la merde jusqu’au cou, j’avais toujours eu un toit au dessus de la tête. Je m’étais toujours débrouillée pour sauvegarder un semblant de… je sais pas trop, mais un semblant quoi ! Et là, il m’annonçait que nous ne pouvions pas rester dans la maison. Que ça devenait trop cher. Qu’on ne s’en sortirait jamais si on ne prenait pas LA décision. Qu’on ne pourrait jamais acheter une maison et monter l’affaire dont on rêvait si on ne remboursait pas nos crédits et qu’on n’économisait pas un minimum pour l’apport… Putain de banques de merde.

Quand on y pense, c’est assez logique compte tenu du fait que mon job à Paris nous oblige à payer un double loyer et du transport à gogo, et que les 3/4 de son salaire passent dans les charges de la maison. En gros, paie ton déficit à chaque fin de mois. Oui, payer pour travailler, c’est un nouvel art de vivre pas donné à tout le monde  j’ai envie de dire.

Alors il me sort l’improbable… On va vivre en caravane. Super. Mouais… Mouais… OUAIS MAIS NAN ! Et j’ai encore pleuré. Toute la nuit, j’ai pleuré comme une gamine à qui on volait sa poupée préférée. Vivre simplement comme on le faisait depuis 2 ans, ok, mais vivre à l’arrache en caravane avec nos 4 chats et la chienne genre les Gipsy King, c’était juste pas possible. Et puis j’ai réfléchi, et j’ai retourné le problème 100 fois dans ma tête sans rien trouver d’autre comme solution. Alors je me suis fait une raison. Je n’arrivais pas à trouver un job à coté de chez nous, et on payait effectivement trop cher. J’ai donc dit oui par résignation. Et puis j’étais avec Chéwi, alors bon, du moment qu’on restait ensemble et en bonne santé, c’était pas la mort. Re-la-ti-vi-sons.

L’histoire, elle finit bien. Parce qu’après 2 mois de recherches de terrain à squatter et de caravane à emprunter, de refus, de désillusions, de délibérations, de disputes et de compromis, et avec l’aide de quelques amis, nous sommes fiers de vous annoncer que nous allons devenir les heureux propriétaires d’un petit terrain en bord de Loir et d’un mobile home de 25m² avec 2 chambres. Pro-pri-ét-aires. Genre on est chez nous quoi ! Ok ok, c’est pas l’Amérique, mais ça change de la caravane de 8m² sans chauffage et sans douche. Sans compter qu’on peut y passer l’hiver sans avoir peur de congeler sur place.

Ce qu’on apprend de la vie ? Savoir se réjouir des bonheurs simples je crois. Et rester soudés quoiqu’il arrive. Oui, c’est parfois difficile. Et oui, j’aimerais vous dire que ça ne va vraiment pas, que ce n’est pas juste, et trépigner comme une gamine de 10 ans en pleurant toutes les larmes de mon corps. Mais ça va. Parce que je me rends compte qu’en 3 ans, je n’ai pas stagné. Enfin pas trop. Que je ne bois plus. Enfin plus trop. Et surtout, que je n’ai plus besoin d’oublier…

Juste me laisser bercer par la douce image de cette jolie maison en pierre qui, un jour… sera à nous.

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Même pas mal (poisson d’avril). 01.04.

Je voudrais juste que tu me laisses rentrer dans ta bulle.

Que nous restions main dans la main.

Comme avant.

Promets-moi que.

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