So easy to mess around

Voir Love Song, c’est comme te prendre un vieux tube de Dick Rivers dans ta gueule. C’est kitch, c’est poétique à souhait, et ça ne sert à rien…

Ouais mais c’est beau. Et c’est ça qui compte. J’ai même pleuré à la fin.

Et Scarlett Johansson est toujours aussi bandante.

Ca me ferait presque oublier que ma soeur ne m’adresse plus la parole depuis 4 mois (soit depuis qu’elle a décidé de ne plus divorcer et d’entamer une thérapie de couple avec celui qui la menacait de mort), qu’elle a mis ma mère dans la merde au niveau de son logement, et que quand on l’a croisé la semaine dernière, elle a tourné la tête. Aaaah la fraternité !

Sinon, J-3 avant mon départ pour Paris. J’ai le stress qui remonte comme un vieux filet de bile un lendemain de cuite.





Happy Deathday to you.

Hier, ça a fait 1 an.

365 jours que le plus bel enfoiré que j’ai jamais connu est parti. Comme un voleur.

Alors on a bu un coup à sa santé.

Tu me manques Papa.

Papa et moi 18 mois





Weirdo

J’ai passé un drôle de week-end.

Je suis allé voir Mama pour parler. Se dire ce qu’on ne s’était pas dit pendant ces quelques mois d’absence. Se dire ce qui nous avait blessé. Ou pas. Je m’attendais à avoir le coeur serré. A m’entendre dire que j’étais la pire des amies qu’il soit. A lui expliquer une dernière fois pourquoi je l’avais mise à l’écart de toute le merde qui polluait ma tête et ma vie à ce moment là… Et non. Nous n’en avons pas parlé. Je l’ai vu comme si nous nous étions quittées la veille. Nous avons ri. Une autre amie est arrivée. Et nous avons encore ri. Je suppose qu’aucune de nous deux n’a su comment amener le sujet sur le tapis. Alors on a laissé couler. Pour cette fois. Parce que je sais qu’un jour, nous devrons crever l’abcès. J’aurais voulu prolonger cette soirée encore un peu. Continuer à rire et à la regarder, elle, jolie, pétillante, faisant face malgré tout. Malheureusement, ma migraine en a décidé autrement. C’est toute chancelante, les yeux mi-clos, la nausée et la douce impression qu’on m’enfonçait des piques dans les tempes, que je suis rentrée. Trop tôt. Oui, vraiment trop tôt. Parce que je ne m’étais pas rendue compte à quel point Mama m’avait manquée.

Et ma migraine ne m’a pas quitté du week-end. Ouais. Même pendant les 1h30 que j’ai réussi à tenir en boite. Croyant qu’elle s’était atténuée, j’ai entrepris d’aller faire un coucou sur le dancefloor. Ah ah grossière erreur ! La migraine est fourbe ! La migraine est une blagueuse ! En gros, je suis rentrée dans un état pire que celui de la veille.

Pendant ce temps là, mon mec cuisinait. Enfin, il bossait. Une dizaine de filles, que je ne pense pas connaître, vu la description, lui parlait de mon blog. Je ne savais pas que j’avais des lectrices juste à coté de chez moi, excepté mes potes bien entendu. Comme quoi… Puis une autre fille, que je ne connais pas, lui disait que j’avais déjà dragué son mec, que je (vous l’aurez deviné) ne connais pas non plus. Enfin, ça, c’est si mon homme ne s’est pas trompé dans les noms. Et si la demoiselle en question ne m’a pas confondu avec une autre. Parce que je veux bien en avoir dragué des mecs, je le reconnais même aisément… Mais il y a certains prénoms dont je suis quasiment sûre de ne jamais en avoir dragué le propriétaire. Et celui là, en l’occurrence, en fait partie. Des mecs que je n’ai pas dragué hein. Ça va, vous me suivez ? Enfin bref, j’ai trouvé la situation plutôt drôle en fait. Parce que raconter à un mec que sa gonzesse a essayé, avant de le rencontrer, de dragué un mec casé, c’est absolument inutile, vous en conviendrez. D’autant plus quand c’est faux, on est bien d’accord. Mais au delà de l’absence de véracité des faits, j’avoue que la démarche m’a bien fait marrer. Et mon mec aussi hinhinhin.

Ouais, j’ai passé un drôle de week-end.

Au fait, bon anniversaire Sskizo girl. En retard, je sais.





Interlude

Ce matin, j’ai envie de lui dire que ça passera. Mais en fait, je pense que ça ne servirait à rien. Souvent, quand tu vas mal, les gens se sentent obligés de te dire ce genre de chose… Que ça passera… Au futur… Et toi t’oses pas leur dire que c’est pas le futur qui t’importe, c’est le présent. Et que non, en l’occurrence, ça passe pas. Des moments où tu ne veux voir personne. Comme elle dit, ne pas avoir à parler de soi. Ces instants où tu n’as pas envie de dire si ça va ou pas. Parce que là, tout de suite, maintenant, t’étendre te parait être une épreuve harassante. Qui t’arrache les tripes sans ménagement, et qui te vide du peu d’énergie qu’il te reste. Non, se taire. Parce qu’il est des souffrances que tu n’as pas envie de partager. Ce que je dis n’est pas méchant. Point de haine. Point d’amertume. Simplement que je comprend ce besoin de préserver ce lien intime avec notre mal-être. Je l’ai vécu il y a quelques mois, alors je pense pouvoir le concevoir. Au moins un peu.

Aujourd’hui c’est différent. Je suis bien. Même si j’ai peur. Même si j’ai confiance. Je suis un paradoxe à moi tout seule. Parce qu’au fond, je ne sais rien de ce qu’il va se passer. Nan nan, arrêtez de me sortir des aberrations genre si on aime vraiment on sait. C’est des conneries tout ça. Ça voudrait dire que personne n’a jamais aimé sincèrement… Et puis, dans le cas où je serais voyante, ça se saurait je pense. La vérité c’est qu’on ne sais rien du tout. Que si on savait tout, ce serait plus facile. Mais vachement moins drôle. Mais plus facile. Alors oui, je me pose des questions. Et des fois je me dis que ça ne sert à rien. Et puis j’arrête. Et puis je me mets à me poser des questions sur le fait que je ne m’en pose pas justement. Un paradoxe je vous dis.

En fait, c’est la première fois que je ressens tout ça. Il m’a appris à aimer doucement, petit à petit. Et moi je ne sais pas comment on fait. Jusque là, je n’avais aimé que violemment. Dans le feu. Dans la passion. Vite. Je ne connais rien d’autre. J’aimais vite et sans concession. Mais pas comme ça. Pas en sentant naître mes sentiments si lentement que j’en ai le temps de les scruter et de les analyser un par un. Alors je suis maladroite. J’ai peur de tomber. D’être trahie. Ou de le trahir. Ou les deux. Je doute. Ou pas. Ça dépend. Je me dis que si ça marche, je serai heureuse. Dans le cas contraire, tant pis, j’aurais appris à aimer autrement.

En écrivant ce post, j’ai l’impression d’un interlude de La Fille d’Octobre… Et le doux son du violoncelle qui me berce.

Et là je me dis qu’on verra…





Celle qui avait des hauts et des bas (résille)

Ça va.

Les grosses tuiles qui m’ont pourris la vie depuis quelques mois commencent tout juste à s’arranger. Sauf que ces cons de la BDF ont mis 3 plombes à me retirer de leur fichier et qu’à cause de leur connerie, mon dossier à pris 2 semaines de retard. C’est les Impôts qui vont être contents… Moi qui m’étais engagée à un règlement au 20. Mouais.

Colloc’ chéri squatte allègrement l’appart’ avec sa nouvelle doudou. Ça fait du bien de le voir sourire. Alors j’en profite pour squatter chez J. En fait, ça m’arrange. Je me sens bien avec lui. Je ne sais pas comment on en est arrivés là, mais on se complaît dans cette relation complexe de non-officialisation, dont on est surs, de toute façon, qu’elle s’achèvera avec mon départ à Paris. Enfin, on y trouve chacun notre compte. Même si on devine au fil des jours que la souffrance fera partie intégrante de notre pseudo-séparation-qui-n-en-sera-pas-une-puisqu-on-n-est-pas-ensembles. Même si je me doute qu’il souhaiterait que je me fasse une raison quant à notre attachement mutuel. Oui, je me sens bien, vraiment. Mais il y a des caps que je ne suis plus prête à franchir. Oui c’est lâche. Complètement. Alors on reste en stand-by… Plus envie de me poser de question. Ensembles sans être un couple, complices sans être amis, libres sans être capables de rester 2 jours sans se voir. Et puis, il y a cette phrase cinglante d’hier soir, dite avec une violence dans le regard que je ne lui connaissais pas. Cette phrase qui m’a blessé plus que je ne l’aurais imaginé. Et mes efforts désespérés pour lui cacher mes larmes naissantes, finalement avortées à force de volonté. Une boule dans la gorge qui descend jusque dans la poitrine. C’que mon sang circule fort dis donc. Mais pourquoi ai-je eu aussi mal. Des fois, je pense qu’il a raison quand il dit “tu sais, s’il n’y avait rien de spécial, tu ne serais pas là”. Peut-être.

En attendant, je continue ma recherche de taf sur Paris, et t’imagines pas comment c’est le bordel ! Putain le jour où je signe, je fais péter le champ’ tellement j’en chie là maintenant. Bref, c’est le gavage complet mais en même temps, ai-je bien le choix si je veux réaliser mes projets ? Non ? On est bien d’accord. Tu te doutes bien que j’ai grave hâte que ce soit réglé.

Ce soir, si tu le veux bien, j’essaierai d’avoir l’air hype and totally detached (prononcer à la française) quand il me massera le gros orteil pour atténuer ma migraine.

En attendant, tu vas illico-presto sur Ladies Room lire mon nouvel article et celui de ma copine Sskizo qui, comme tu pourra le constater, portent sur le même thème puisqu’on nous a gentiment sollicitées pour faire la critique du bouquin de Maïa. Et si t’es mignon(ne), je mettrai peut-être une jolie photo pour l’illustrer. Si si.