Pardon.
Parce que j’avais promis de prendre soin de toi et de te rendre heureux. De t’écouter et de te faire confiance. Parce qu’on s’était juré de tout se dire. Même le mauvais. Et de ne jamais laisser un évènement extérieur s’immisser entre nous.
Pardon.
Parce que ces 3 dernières semaines, j’ai faillit à mon rôle. J’ai été égoïste alors que tu continuais à prendre soin de moi. Je me suis rendue sourde à tes envies, tes désirs, ton mal être de me voir me démolir de l’intérieur. Je t’ai fait payer ce qui me blessait ailleurs. Parce que je me croyais blasée alors que blessée aurait été plus juste. Parce que je pensais naïvement que ça allait s’arranger, que mon meilleur pote ne pourrait jamais me faire du mal à ce point un jour, que nan, c’était pas possible et qu’il allait finir par me dire qu’en fait, ahahah, c’était une grosse blague. Qu’encore une fois j’avais pas pigé la subtilité. Mais non.
Pardon.
Parce que j’étais à bout de force mentale et que ça me detruisait physiquement. Et que même si je ne t’ai pas menti, je m’en veux de ce silence que je t’ai imposé sous le faux prétexte de te préserver. De t’avoir mis à l’écart. Aimer quelqu’un qui n’est là que le week-end, je sais, ce n’est pas facile. Encore moins quand ce quelqu’un a mal et qu’il n’arrive pas à en parler. Encore moins quand tu te retrouves tout seul la semaine alors que je suis entourée.
Pardon.
Parce que c’était injuste et que tu ne le méritais pas. Ca me fait mal de te faire du mal. Et te voir malheureux me démolit tout autant.
Alors j’aimerais te prendre dans mes bras, là tout suite, et te serrer très fort en te disant que j’ai été trop conne et que putain merde, on va pas se bouffer la vie pour des connards pareils, qu’on a autre chose à foutre parce que l’année prochaine on se marie, qu’on est pas sorti de l’auberge et qu’on les emmerde.
Que nous, c’est comme Bonny & Clyde… Si tu sautes, je saute.
Parce je t’aime, bordel !