Au revoir Paris. 01.07.
Ma dernière soirée, je l’ai passé avec C. au resto juste en bas de l’appart et quand j’ai senti le rosé me monter à la tête, je suis rentrée pour la laisser avec son ami.
Je crois aussi que j’avais envie d’être un peu seule. Pour profiter une dernière fois de la rumeur parisienne. Ses voitures. Ses Klaxons. Sa chaleur moite et collante.
Et puis sans m’en apercevoir, je me suis mise à faire le bilan de ces 2 années passées à Paris. Les aller-retours tous les week ends crevants mais nécessaires à ma santé mentale. Le mariage que j’ai préparé à distance. Mes talons aiguilles cassés. Les visages que j’ai croisé durant mes 2h20 de transport par jour. Les gens que j’y ai rencontré. Les amis que j’ai gagné. Et ceux que j’ai perdu. Sandy, ma meilleure pote, que j’aurais aimé avoir le temps de voir plus souvent. S. et V. qui m’ont traitée comme un membre de leur famille. C. et N., le couple terrible chez qui j’ai habité 1 an, dans leur salon, mais qui m’ont usé à me faire dormir 6h par nuit. C. ma dernière coloc, que j’aurais adoré rencontrer plus tôt tant elle déborde de fraîcheur.
J’ai enfin décidé d’aller me coucher et d’éteindre une dernière fois la lumière sur 2 années qui m’ont fait grandir. Un peu. En essayant de me rappeler dans quel état d’esprit j’etais quand je suis arrivée. En me reprochant de n’avoir pas fait la moitié de ce que j’avais prévu…
Au moment de fermer la fenêtre, comme pour me dire au revoir, la Tour Eiffel a fait pschtt pschtt. T’inquiète meuf, je reviendrai.
Et puis j’ai bossé mon dernier jour.
Quand je me suis reveillée le samedi matin dans ses bras, en me disant que non, je ne repartirai pas le lundi matin, j’ai putain de kiffé.
Un goût de jours nouveaux. Et ma langue dans la bouche de mon mari.
