Un jour, il faudra que ça cesse. 28.04.
Ne plus avoir mon meilleur pote près de moi.
Avoir coupé tout lien avec la sœur dont j’étais la plus proche.
Ne plus voir mes potes d’avant et devoir être confrontée à leur absence sans avoir eu le courage d’aller les voir pour leur expliquer… Leur dire qu’au fond, je ne suis partie que 3 mois. Que j’en avais eu besoin très fort. Pour éponger mes dettes. Pour oublier sa mort. Pour oublier que ma vie n’était qu’un gigantesque néant. Pour me retrouver. Que ce n’est pas parce qu’ils n’avaient pas eu de nouvelles de moi que je n’avais pas pensé à eux tous les jours et que je n’étais pas reconnaissante de ce qu’ils avaient tous fait pour moi. Qu’ils ont été injustes. Que 3 mois, ce n’est pas grand chose dans une vie. Que si c’était à refaire, je referais exactement pareil parce que c’est comme ça que j’ai rencontré mon futur mari. Oui, leur dire que c’était injuste et qu’un an après, malgré les encouragements de mon homme, je n’ai plus le courage d’aller réparer les pots cassés.
Avoir changé de boulot et me poser des questions en me demandant si j’ai fait le bon choix.
Ne voir mon amoureux que le week-end.
Ce soir, il a fallut que je m’allonge chez une inconnue pour recevoir en plein gueule une vérité pourtant flagrante, mais que je ne voulais absolument pas accepter au fond moi . Un peu comme une gifle à laquelle je m’attendais sans trop savoir d’où elle allait arriver. Et même si mes proches me le murmuraient à l’oreille, je me rends compte que j’avais besoin de l’entendre de quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui ne me connait pas.
Vous êtes en surmenage. 4 mots. 1 constat.
Je perds les pédales. Je n’arrive pas gérer autant de changements simultanés.
La vérité, c’est que j’ai accumulé tellement de stress, refoulé tellement de choses, que mon petit corps ne suit plus. Alors il me le fait payer en tassant mes vertèbres, en faisant ressembler mon ventre à un ballon de baudruche, et en irradiant ma colonne vertébrale d’intense douleur que j’ai l’impression qu’elle est en titane et qu’elle va me sortir du dos genre Wolverine.
Ajouté à cela, un mariage qui se prépare… Vient d’ailleurs le moment où je promets solennellement que, plus jamais, ô grand dieu plus jamais, je ne me moquerai d’une future mariée hurlant à la panique. Parce qu’on peut se gausser, dire à qui veut l’entendre que stressée moi ? Tu riiiiiigoles… Nan je suis super sereine blablabla… Mais un mariage, surtout quand le budget est serré, c’est un boulot colossal. Certes, un évènement heureux. Mais du sport de compétition. Ça, on ne le sait qu’au moment où ça arrive.. Avant, on rigole à gorge déployée *hinhinhin*. Après, on pleure.
Alors voilà où j’en suis. Remise en question. A m’entendre dire qu’il faut que je me détente, que ça va le faire, qu’il faut que je reste axée sur mes priorités… Et c’est vrai.
Dépolluer la bulle de bonheur que j’avais construite autour de mon couple. Me recentrer sur lui. Sur nous. Parce qu’il essai tous les jours de me faire la vie plus jolie. Et que ça le rend triste de me voir comme ça.
@Edit : aujourd’hui, après discussion, ça va mieux. Cet article date du 22.04 mais mon blog n’a bien voulu le publier qu’aujourd’hui. Saleté de bug.
