Jungle, vous avez dit jungle ?
Il y a 8 mois, il me suppliait de rester jusqu’au 30 avril… Vu mon préavis, cela me faisait commencer ma recherche d’emploi en janvier au lieu d’août. J’ai dis oui.
Plusieurs semaines après, il me parlait comme un chien… J’ai encaissé.
En Mars, il me disait qu’il avait trouvé ma remplacante, et qu’il fallait que je m’active pour trouver du boulot. Je me suis excusée du retard, et me suis démenée pour avoir des entretiens.
Il y a 15 jours, en une phrase, il réduisait à néant 6 mois de boulot acharné sur le dossier qui devait me redresser financièrement, en me gratifiant d’un ridicule et inutile ”je suis désolé”… J’ai magistralement contrôlé mon envie de le tuer de mes propres mains.
Hier, il me donnait une lettre m’intimant prestement de lui faire part de ma décision quant à mon avenir dans l’entreprise, et ce, avant le 28 mars…. Alors que je venais d’apprendre que mon dossier financier était définitivement mort, que je ne bénéficierai pas des fonds me permettant de me remettre à niveau, et que j’étais, par conséquent, dans une merde internationale… A cause de sa connerie d’il y a 2 semaines. J’ai serré les dents et ravalé mes larmes.
Et aujourd’hui, une autre lettre, avec Accusé de Réception s’il vous plaît, m’interdisant d’utiliser le véhicule de fonction en dehors du trajet domicile-bureau, alors qu’il sait que je n’ai pas de véhicule perso, que ça fait 4 ans qu’il m’autorise à rouler avec le week-end à condition de payer mes kilomètres, et que la proportion de ces derniers reste assez raisonnable…
…
Alors non, ne dites jamais par avance à votre boss que vous partez… Et ne lui promettez jamais rien juste parce que vous vous entendez super bien avec, et que vous voulez l’arranger…
Même si vous avez baby-sitté ses mômes plusieurs fois, même si vous étiez sa confidente au moment de sa grosse crise de couple, même si, pendant toutes ces années, vous avez cultivé un bon climat familial entre vous et même si vous vous êtes mutuellement soutenus face aux problèmes de la vie perso…
Parce qu’un jour, il finira toujours pas vous enc*ler à sec avec des graviers. Et ouais.
En vrac (dans les 2 sens du terme)
Pas trop le temps d’écrire en ce moment. Je cours partout. Et la plupart du temps, pour rien, vu que ça n’évolue pas comme je le veux. Ouais, tu te doutes que ça commence à me gonfler sévère et que bientôt on va m’appeler Don Quichotte avec ces conneries.
Parce que malgré toute ma volonté de m’en sortir et de repartir du bon pied, je me rends compte que, parfois, les évènements en décident autrement. Attends, je te rassure… Je ne suis pas au bord du suicide non plus hein ! J’ai juste envie de tout péter des fois.
Donc, un résumé de ma vie en ce moment tu trouvera ci-dessous. Ouais tu lis bien, je te résume coz que j’ai pas le courage de faire dans la courbette littéraire aujourd’hui…
- Maman ne va pas mieux. Non. Plus les mois avancent, et plus elle s’enfonce dans la depression. Comme une impression de déjà vu. Et là encore, je suis impuissante. Papa lui manque. En fait, il nous manque à toutes les 4. Et plus le temps passe, plus ça fait mal. Une souffrance à retardement. Pour Maman, même les anti-depresseurs ne palient plus au mal-être familial qui plane depuis bientôt 5 mois. Alors hier et d’elle-même, elle a décidé de se faire suivre. Pour éradiquer les idées morbides qui ont eu raison d’elle il y a 7 ans. En se faisant hospitaliser dans un centre de neuro-psychiatrie. Pour combien de temps ? Elle ne sait pas.
- Mon dossier financier, qui devait me permettre de payer tous mes créancier, a pris un énorme retard rapport qu’ils ont fait une grosse connerie. Le temps de tout remettre decker et hop… j’ai perdu 1 mois. Toujours pas les fonds. Toujours des dettes. Des intérêts de ouf à payer en plus. Mais à part ça, tout va bien. Ne ratez pas le 72ème épisode de “ma vie de loseuse”. To be continued.
- Je viens d’apprendre que ma soeur, V. est malade. Un cancer du sein. Ouais je sais, c’est brut. Comme la tristesse que j’ai ressenti quand on me l’a dit. 15 ans seulement qu’on s’est retrouvées. Et je me dis qu’il manque encore des pièces au puzzle. Des choses qu’on a pas encore vécu. Alors putain de merde, je sais qu’elle va s’en sortir. D’une, parce qu’on l’a tous décidé… De deux, parce qu’elle a une patate à faire palir le lapin Duracell ! Et ouais… C’est pas ma soeur pour rien bordel !
- Des touches… Mais pas de concret… Tu devines que c’est du taf dont je parle. Enfin, quand je dis aucun résultat… C’est sans parler de l’amande pour stationnement interdit que je me suis encore mangé… Non, point de morale. Je me puni déjà suffisamment toute seule. Faut bien financer l’Etat. Plus sérieusement, je n’ai eu que 2 entretiens. La lose totale. Mais si jamais je décroche le poste que je convoite en ce moment… Je vous dis pas les horaires de ouf que je vais avoir. Un bon 11h de taf par jour. Tant pis, je suis une warrior. Je te laisse imaginer l’intérêt du poste si je suis prête à sacrifier mes 20h de boulot par semaine hein. La dame te remerciera de prier ardemment pour elle.
Heureusement, je vis aussi des trucs bien. Ça permet de tenir un peu plus longtemps.
- Mon futur-ex-beau frère, le futur ex-mari de ma soeur G. vient de se faire gauler avec 1.5 gramme d’alcool. Et un permis qui saute, un ! Et qui dit plus de permis (ajouté au passif de ce cher monsieur), dit garde alternée fortement compromise. Raaa finalement, je me dis qu’il y a peut-être une justice dans ce bas monde. Ah oui, je ne vous ai pas dit… Y aurait aussi rumeur de culture de substance illicite. Mais c’est qu’il va nous le gagner le jackpot hein !
- Ma vie sentimentale. Heureusement j’ai envie de te dire… Mais ça, vous savez déjà.
- Des projets. Pleins. Mais ce sera le sujet d’un autre post. Teasing teasing hinhinhin.
Jimmy

© TinyLizzie
Parce que je lui en fait voir de toutes les couleurs…
Weirdo
J’ai passé un drôle de week-end.
Je suis allé voir Mama pour parler. Se dire ce qu’on ne s’était pas dit pendant ces quelques mois d’absence. Se dire ce qui nous avait blessé. Ou pas. Je m’attendais à avoir le coeur serré. A m’entendre dire que j’étais la pire des amies qu’il soit. A lui expliquer une dernière fois pourquoi je l’avais mise à l’écart de toute le merde qui polluait ma tête et ma vie à ce moment là… Et non. Nous n’en avons pas parlé. Je l’ai vu comme si nous nous étions quittées la veille. Nous avons ri. Une autre amie est arrivée. Et nous avons encore ri. Je suppose qu’aucune de nous deux n’a su comment amener le sujet sur le tapis. Alors on a laissé couler. Pour cette fois. Parce que je sais qu’un jour, nous devrons crever l’abcès. J’aurais voulu prolonger cette soirée encore un peu. Continuer à rire et à la regarder, elle, jolie, pétillante, faisant face malgré tout. Malheureusement, ma migraine en a décidé autrement. C’est toute chancelante, les yeux mi-clos, la nausée et la douce impression qu’on m’enfonçait des piques dans les tempes, que je suis rentrée. Trop tôt. Oui, vraiment trop tôt. Parce que je ne m’étais pas rendue compte à quel point Mama m’avait manquée.
Et ma migraine ne m’a pas quitté du week-end. Ouais. Même pendant les 1h30 que j’ai réussi à tenir en boite. Croyant qu’elle s’était atténuée, j’ai entrepris d’aller faire un coucou sur le dancefloor. Ah ah grossière erreur ! La migraine est fourbe ! La migraine est une blagueuse ! En gros, je suis rentrée dans un état pire que celui de la veille.
Pendant ce temps là, mon mec cuisinait. Enfin, il bossait. Une dizaine de filles, que je ne pense pas connaître, vu la description, lui parlait de mon blog. Je ne savais pas que j’avais des lectrices juste à coté de chez moi, excepté mes potes bien entendu. Comme quoi… Puis une autre fille, que je ne connais pas, lui disait que j’avais déjà dragué son mec, que je (vous l’aurez deviné) ne connais pas non plus. Enfin, ça, c’est si mon homme ne s’est pas trompé dans les noms. Et si la demoiselle en question ne m’a pas confondu avec une autre. Parce que je veux bien en avoir dragué des mecs, je le reconnais même aisément… Mais il y a certains prénoms dont je suis quasiment sûre de ne jamais en avoir dragué le propriétaire. Et celui là, en l’occurrence, en fait partie. Des mecs que je n’ai pas dragué hein. Ça va, vous me suivez ? Enfin bref, j’ai trouvé la situation plutôt drôle en fait. Parce que raconter à un mec que sa gonzesse a essayé, avant de le rencontrer, de dragué un mec casé, c’est absolument inutile, vous en conviendrez. D’autant plus quand c’est faux, on est bien d’accord. Mais au delà de l’absence de véracité des faits, j’avoue que la démarche m’a bien fait marrer. Et mon mec aussi hinhinhin.
Ouais, j’ai passé un drôle de week-end.
Au fait, bon anniversaire Sskizo girl. En retard, je sais.
Interlude
Ce matin, j’ai envie de lui dire que ça passera. Mais en fait, je pense que ça ne servirait à rien. Souvent, quand tu vas mal, les gens se sentent obligés de te dire ce genre de chose… Que ça passera… Au futur… Et toi t’oses pas leur dire que c’est pas le futur qui t’importe, c’est le présent. Et que non, en l’occurrence, ça passe pas. Des moments où tu ne veux voir personne. Comme elle dit, ne pas avoir à parler de soi. Ces instants où tu n’as pas envie de dire si ça va ou pas. Parce que là, tout de suite, maintenant, t’étendre te parait être une épreuve harassante. Qui t’arrache les tripes sans ménagement, et qui te vide du peu d’énergie qu’il te reste. Non, se taire. Parce qu’il est des souffrances que tu n’as pas envie de partager. Ce que je dis n’est pas méchant. Point de haine. Point d’amertume. Simplement que je comprend ce besoin de préserver ce lien intime avec notre mal-être. Je l’ai vécu il y a quelques mois, alors je pense pouvoir le concevoir. Au moins un peu.
Aujourd’hui c’est différent. Je suis bien. Même si j’ai peur. Même si j’ai confiance. Je suis un paradoxe à moi tout seule. Parce qu’au fond, je ne sais rien de ce qu’il va se passer. Nan nan, arrêtez de me sortir des aberrations genre si on aime vraiment on sait. C’est des conneries tout ça. Ça voudrait dire que personne n’a jamais aimé sincèrement… Et puis, dans le cas où je serais voyante, ça se saurait je pense. La vérité c’est qu’on ne sais rien du tout. Que si on savait tout, ce serait plus facile. Mais vachement moins drôle. Mais plus facile. Alors oui, je me pose des questions. Et des fois je me dis que ça ne sert à rien. Et puis j’arrête. Et puis je me mets à me poser des questions sur le fait que je ne m’en pose pas justement. Un paradoxe je vous dis.
En fait, c’est la première fois que je ressens tout ça. Il m’a appris à aimer doucement, petit à petit. Et moi je ne sais pas comment on fait. Jusque là, je n’avais aimé que violemment. Dans le feu. Dans la passion. Vite. Je ne connais rien d’autre. J’aimais vite et sans concession. Mais pas comme ça. Pas en sentant naître mes sentiments si lentement que j’en ai le temps de les scruter et de les analyser un par un. Alors je suis maladroite. J’ai peur de tomber. D’être trahie. Ou de le trahir. Ou les deux. Je doute. Ou pas. Ça dépend. Je me dis que si ça marche, je serai heureuse. Dans le cas contraire, tant pis, j’aurais appris à aimer autrement.
En écrivant ce post, j’ai l’impression d’un interlude de La Fille d’Octobre… Et le doux son du violoncelle qui me berce.
Et là je me dis qu’on verra…