L’hopital qui se fout de la charité !
Si il y a bien un truc qui m’énerve au plus haut point, c’est quand on m’accuse sans même venir me voir pour connaitre la vérité ! C’est tellement plus facile de tirer des conclusions sans savoir. Ce qui m’énerve aussi, c’est quand on me dit un truc du genre “mais t’es dans ton monde en ce moment” alors que c’est moi qui n’ait pas de nouvelles depuis un mois, et que quand au départ, j’ai appelé pour en avoir, on m’a gentiment mise hors circuit. Et puis quand on commence la conversation en m’accablant d’un “faut qu’on parle, t’as fait un truc qui m’a vexé” qui veut dire “moi j’ai rien fait, tout est ta faute”, j’avoue que ça ne me donne pas envie d’être aimable non plus. Surtout quand on ne sait pas le pourquoi du comment.
Ouais, ça fait un mois que je ne donne pas de nouvelles. Mais faut dire aussi qu’on ne m’a pas couru après non plus. Dans mon monde ? Bah ouais, désolé d’avoir passé un mois à chialer parce que j’avais le cœur en 1 000, de vouloir régler mes gros problèmes de tunes, de passer du temps avec ma mère, ma sœur, et mon neveu, avec qui je traverse une période difficile, de préparer mon départ sur Paris, et de faire quelques boulots en photo à droite à gauche pour grappiller les 50 euros qui me permettront peut-être de combler mon découvert s’élevant à 1 200 euros, avant de me soucier des problèmes des autres. C’est vrai que j’aurais du laisser tout ça de coté, et être un peu plus altruiste dis donc.
Désolé aussi de ne pas être aussi forte que certaines personnes, qui arrivent, et à gérer le vie, et à aider les autres. Bah non, je ne suis pas un super héros, moi aussi je craque ! Mea cupla pour le fait de ne m’être toujours pas remise du décès de mon père, et par conséquent, de ne pas avoir trouvé le courage d’être présente, aimante, et consolante pour un autre décès. Merci de m’avoir jugée et condamnée sans avoir essayé de comprendre pourquoi je m’étais mise en retrait.
Moi, j’ai compris. Ouais, j’ai compris que tu avais besoin de te retrouver un peu, que ce n’était pas une période facile à vivre et que tu avais besoin de la vivre seule… Je t’ai donc laissé faire. J’étais aussi mal que toi, tu me manquais, mais j’ai réalisé que j’étais surtout incapable de t’apporter quoique ce soit de bénéfique, alors j’ai choisi de ne pas t’accabler de mon mal-être afin que tu puisses mieux te relever. J’espérais que tu me connaissais assez pour ne pas être obligée de me justifier. Que tu reviendrais un mois après, comme s’il ne s’était rien passé… Mais pour être franche, je te connais tellement que je savais au fond de moi que je me voilais la face.
Alors quand j’arrive pour te dire bonjour, non sans avoir ravalé ma putain de fierté, que tu commences par m’agresser et que tu finis par me dire “bah ouais mais moi j’allais pas bien” sans même avoir pris la peine de te demander si moi j’allais bien ou pas… Bah ouais, il y a un moment où c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, bordel !
Et après c’est moi qu’on traite d’égoïste ? Ça me fait bien rire.
Mais euhhhh !
Je veux ma Nintendo DS Lite euhhhhh ! J’la veux J’la veux J’la veuuuuuuux ! Pourquoi que mon neveu de 7 ans il l’a eu et pas moi d’abord hein ? Quoi j’ai 26 ans ??? So what ? M’en fous sinon je trépigne en me roulant par terre d’abord !
The day I became wise
Que c’est étrange de passer une soirée avec quelqu’un qui ne veut pas parler de soi et qui préfère me regarder sourire. Je lui avait promis un resto, et j’ai tenu ma promesse. En fait, je dois bien avouer que j’ai passé un bon moment. Même si il a réussi à me déstabiliser. Pas sentimentalement je veux dire. Mais dans mon raisonnement. Ouais, ça fait une drôle d’impression.
Il n’a personne pour le ramener, alors il me propose de dormir chez moi. D’abord en rigolant. Et puis plus sérieusement. In vino veritas. Il insiste. Je fais semblant de prendre ce qu’il me dit à la rigolade. J’ai toujours besoin de tendresse. Il devient de plus en plus tactile. J’ai du mal à résister. Je le repousse. Il revient. Il me dit plein de jolies choses. Putain, j’ai besoin de tendresse bordel ! J’ai de plus en plus de mal à prendre du recul… Jusqu’au moment où je m’en vais. Demain, je visite le château de Chenonceaux avec mon neveu, il faut que j’aille dormir. Je trouve enfin quelqu’un pour le déposer chez lui. Il me supplie du regard… Je suis à deux doigts de craquer.
Non ! Ce soir je penserai avec ma tête. Pas avec mon cul. Même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque.
Et au fond, je crois que je lui rends un grand service. Le truc, c’est qu’il ne le sait pas encore.
Not afraid anymore
Quand tu perds confiance en la chance, tu as tendance à devenir hyper sceptique. Un peu comme St Thomas… A croire uniquement ce que tu vois. Ce soir, j’ai vécu un truc surréaliste. Un truc de ouf que jamais j’aurais pensé vivre. J’ai entendu des choses que je n’espérais même plus entendre un jour. J’y suis allé sans conviction, histoire de. J’ai écouté. Sans rien dire. Une coïncidence. Deux coïncidences. Et puis le reste. J’hésite encore à le croire. Mais autant de coïncidences, et autant de précision, moi je dis c’est humainement impossible.
Putain que c’est bon de me voir confirmer que tout ira mieux, que j’ai pris la bonne décision et que je vais enfin me réaliser.
Putain j’ai la niaque en 2008 !
Rewind me
Je finis de dire bonjour et bonne année à tout ceux que je connais et je le vois, accoudé à une table. Il est complètement HS mais quand il me voit, il sourit et fait de grands yeux. Pas l’habitude de me voir habillée en robe de soirée. On ne s’est pas revu depuis la nuit que nous avons passé ensembles. Il m’invite à boire un verre. Je refuse l’invitation en lui disant que je suis passée juste 10 minutes pour déposer quelque chose à mon colloc’ et que là, j’ai envie d’aller me coucher. Il insiste et me dit qu’il doit me parler. OK, un jus d’ananas alors, je conduis. Les slows. Homme sweet homme de Zazie. Il me prend par la main. Il m’emmène danser. Je me dis qu’un slow entre potes, ça n’a rien d’ambigu. Il m’embrasse dans le cou. Je dis stop. Oui là, il faut vraiment qu’on parle.
Alors, je lui dis que je suis en colère parce que je viens de me rendre compte d’une chose. Il m’a menti ce soir là. Oui, quand il disait qu’il n’avait envie de moi que pour cette nuit, que ça n’engageait à rien, il n’était pas franc. Il me répond que c’est vrai, il a menti, mais qu’il ne regrette pas. Moi si. Je lui dis que je ne lui en veux pas pour ce qu’il ressent, mais si j’avais su qu’il attendait plus de moi, je ne serait jamais rentrée avec lui. Que je sais trop ce que ça fait de vouloir quelqu’un qui ne veut pas de vous. Que je pense à quelqu’un d’autre et que même si un jour ça finira par passer, bah là, c’est toujours douloureux. Il me dit que si il a mal, ce n’est pas mon problème, que je dois faire abstraction, qu’il est assez grand pour s’occuper de lui, qu’il est responsable et qu’il a agit en toute conscience. Je m’en veux de lui faire du mal en me refusant à lui plus d’une nuit. Pire, ça me fait souffrir. Mais que je suis incapable de faire semblant. Je suis cassée de l’intérieur et j’ai perdu pas mal confiance en plein de choses. Les gens, les hommes surtout. L’amour tout simplement. Je ne suis pas une fille pour lui. Je préfère lui dire maintenant plutôt que de laisser traîner et de lui donner un quelconque espoir. Et puis je m’en vais dans 4 mois si tout va bien. Il me prend dans ses bras en me disant qu’il comprend mes raisons et qu’il ne m’en veut pas. Il se demande simplement ce qui a pu me rendre aussi triste et pourquoi, quand je parle d’amour, je n’ai pas de petite lueur dans les yeux. Me dit aussi qu’il trouve injuste le fait qu’une fille comme moi ait perdu tout espoir. Parce que je ne mérite pas ça. Je reste coite.
Au bout de 40 minutes de conversation, il a désaoulé. Enfin, presque. Il me dit en souriant que même si on reste amis, je lui dois encore 2 choses. Le resto. Oui c’est vrai, on ira donc au resto, mais je lui fait promettre que ce sera une sortie purement amicale. Il me promet. Ok, et la deuxième ? Il arrive avec un sac à dos et me dit que même si il ne savait pas que je passerai, il a préféré l’emmener au cas où. Que c’est un cadeau pour moi. Non, je ne peux pas accepter. Je ne mérite pas de cadeau. Alors il se marre en me disant que je n’ai qu’a imaginer que ce cadeau est le symbole des choses dont nous avons parlé ce soir. J’hésite, je suis gênée, mais je finis par l’ouvrir. Oh my god ! Une bouteille de Chivas 18 years olded et un cigare… *Rires*… Je regarde un peu plus au fond… et je trouve 2 tubes de Labello… *Fou rire*… Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut savoir que pour moi, le Labello est ce que l’héroïne est au junky. J’ai les lèvres tellement sèches et tellement accros à ce truc, qu’un jour, un de mes potes a calculé sur une journée quelle était ma fréquence d’utilisation… Dites vous que je me remets du baume toutes les 15 minutes à peu près ! Ouais ça fait peur hein. Imaginez le budget annuel en baumes à lèvres… Bref, je le remercie. C’est un joli cadeau plein de gentilles attentions, même si c’est bien trop pour moi.
Je tombe de fatigue. Je regarde l’heure. Oh putain, j’avais dit que je ne restais que 15-20 minutes… Déjà 2 heures de passées. Le temps de dire au revoir à tout le monde, il est déjà 7h30. Je lui dis au revoir en dernier. On rigole encore 5 minutes. Mais au fond de moi, je hurle de douleur.
Parce que je ne le comprends que trop bien.