Pincez-moi je rêve !
Mon boss (au moment de partir du bureau, pour 2 semaines de congés) : “Bon bah bonnes vacances et bonnes fêtes. A dans 2 semaines… Plus détendue hein…”
NAN MAIS JE LE CROIS PAS !!
L’autre il me parle comme un chien depuis 3 mois, et c’est à moi qu’il demande de se détendre… Bah voyons.
Enfin, moi je m’en fous, je verrai pas sa face pendant 15 jours. Youhouuuuu !
00h43
Note perso : arrêter de me gaver de thé à la menthe avant d’aller me coucher. Même s’il est fait par une marocaine pur souche, et même s’il déchire sa race. Vous m’excusez, faut que j’aille (encore) faire pipi.
Hotline #1 : parce que c’est trop bon
Him, c’est pas seulement le mec qui me laisse trop vachement beaucoup de commentaires sur mon blog quand il est sous ecsta ou qu’il s’est enfilé la cafetière entière de Lavazza à 8h du mat’, tu vois…
Nan, Him, il a aussi un travail (si si juré !!). Et je peux même te dire qu’il est “Coordinateur de Production”. Ouais, rien que ça ! Bon, je te vois t’interloquer en te demandant koikesse ce truc… Raa attends 2 secondes et je t’essplique… Pour faire simple, c’est lui qui forme et qui gère les gens qui vous répondent sur les Hotline… sauf que dans son cas, c’est de l’informatique, et que sa plate-forme à lui bosse pour un gros client unique. Ou un truc comme ça, je crois, si j’ai pas fait ma couille blonde (comme dirait Alexiane).
Bref, quand Him forme un mec (Monsieur M) qui n’a pas la lumière à tous les étages, ça donne ça (entre autres), pour mon plus grand bonheur d’ailleurs… :
Monsieur M. fait un diagnostic informatique à son interlocutrice.
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La monitrice à Monsieur M. :“Dis à l’utilisatrice que le RIM (nda : un service informatique) va passer.
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Monsieur M. à l’utilisatrice : Madame, on va vous faire passer un IRM.”
Comme quoi, on n’imagine pas, mais de Technicien Informatique à Médecin Radiologue, il n’y a qu’un pas.
Attention, on rigole, mais il est interdit de se moquer bien entendu !
JF cherche job, appt, & du temps pour dormir
Pleins de choses à dire et pas beaucoup de temps. Ouais te marre pas, c’est vrai en plus. Je te signale que je n’arrête pas de courir en ce moment. Remarque, en même temps, ça m’arrange rapport que… comment oublier ? Bah en ne se laissant pas le temps d’y penser j’ai envie de te dire.
Et ça, pour pas avoir le temps, j’ai pas le temps, c’est le moins qu’on puisse dire.
Bref, la semaine dernière si tu te souviens bien, vu que tu n’as que mon blog à penser je me doute bien, je te parlais de mes 2 premiers boulots commissionnés en photo. Les 2 tafs étant à faire pour un couple de copains, à vrai dire, les premiers à avoir proposé de me payer pour faire ce que j’aime, la classe ! (Enfin pas tout à fait, si on compte la fois où on m’a proposé de faire un truc que j’aime contre rémunération, mais fallait porter des mini jupes en hiver avec des cuissardes toussa toussa, tu penses bien que, frileuse comme je suis, j’ai refusé).
Donc, pour en revenir aux photos, comment te dire… Pour ma première commande, impeccable… La soirée d’anniversaire du dancefloor que tient le couple en question… Thème du cabaret… Gogo, drag queen, clients bourrés, serveur habillé comme une catin (oui je parle de celui avec le noeud papillon tu lis bien)… Bref, que du bonheur !
Mais alors la deuxième… Que du bonheur aussi, bien entendu… Des enfants, de la photo, toussa toussa quoi. Mais j’ai envie de te dire qu’à coté de ce shooting, GI JOE en Afghanistan, c’est des vacances à Disneyland… Attends, je te relate et tu vas voir. En fait, je devais prendre en photo leurs 2 enfants accompagnés de leur cousine, encore bébé. Ah ouais que du bonheur que je me dis… Tu vois pas que pendant 2 heures, il a fallut que je rampe genre Rambo dans les tranchées viet ! Parce que, où qu’un photographe qui prend des portraits de gamins il doit se mettre pour avoir un beau cadrage ? Bah je te le donne en mille… à leur hauteur. Et comment que tu fais quand les gamins ils ont de 9 mois à 5 ans ? Bah tu souffres en silence j’ai envie de dire. Que même que j’ai gardé les courbatures pendant 3 jours ! Puis, viens le moment où il faut prendre une photo avec les 3 enfants dessus. Et bien sur, comme rien ne se passe jamais comme prévu et que les mecs ils sont tous les mêmes rapport qu’il y en a toujours un pour te péter les couilles… Il a fallut que je cours après le seul garçon, qui bien évidemment, avait décidé que nan, il avait pas envie de poser à ce moment là précis. Je t’avoue que j’ai même proposé de le bâillonner et de le ligoter sur une chaise, prétextant que c’était hyper tendance, mais les parents ont refusé rapport que ça faisait pas très clean pour des photos qu’allaient servir de cadeaux de Noël aux grand-parents. Moi je dis d’où que c’est une excuse hein ! Bref, pas de photo de groupe mais les parents sont plutôt satisfaits des clichés. Et moi aussi, parce que, finalement, je me suis bien marré.
Bon, je te passe vite fait les détails sur les galères informatiques de ces deux dernières semaines, genre perte de mon calibrage écran juste au moment où je dois retravailler les clichés du shooting sus-cité. Cooooomme de par hasaaaaard ! Ou un problème d’ouverture des 2 logiciels également utilisés pour la retouche graphique ! Parce qu’après, on dirai que j’ai la poisse… Et tout le monde sait qu’en vérité, je suis une grande chanceuse hein !
Sinon, ce qui m’occupe bien aussi, c’est le cherchage d’idée pour faire un bon CV. Mon CV. Parce que ça y est, dans quelques semaines, je commence ma recherche d’emploi sur Paris. Alors si tu veux être mignon tout plein, tu me rencardes sur tous les postes d’Assistante de direction bilingue anglais dont tu entends parler. 7 ans d’expérience. Bac +2. Paris intra muros de préférence et un bon 30 K€ annuel, merci. Et si en plus, t’arrives à me trouver un appart’, toujours intra muros sauf 18-19ème, voir petite couronne sud, 25-30m² à 650 € charges comprises, alors là, je t’embrasse sur la bouche et avec la langue, sinon c’est pas drôle hein !
Maintenant, tu m’excuses, je vais manger mon cookie et me gratter le bouton de moustique que j’ai sur la cuisse droite. Ouais, parfaitement, des moustiques en hiver. Des moustiques mutants même. Peut-être qu’un jour je te raconterai un moment épique de ma vie, comme celui où je me suis battue contre eux toute une nuit. Mais plus tard, là j’ai pas le temps bordel !
To be continued
Je m’attends à ce qu’il me parle d’elle. Au moins un peu. Qu’il me dise que oui, il l’aime. Autant qu’avant, si ce n’est plus. Que son avenir, il le voit avec elle. Je m’y suis préparée. Et puis au fond, c’est le truc logique que tu dis quand tu veux que la personne en face de toi comprenne que non, ce n’est plus la peine d’espérer quoi que ce soit. Mais rien.
Je l’écoute me dire ces choses que je sais déjà. Que seul nos regards suffisent pour nous comprendre. Il n’a pas tort. Qu’il tient à moi mais juste comme une amie. Qu’il est désolé de me faire du mal. Je le crois.
Et puis je lui demande si il est heureux. J’ai envie de savoir si il y en a au moins un qui l’est, sur nous 2, parce que je n’aime pas le gâchis. 3 fois. Pour qu’il se décide enfin à me regarder dans les yeux et à me dire que “c’est en bonne voie”. Je lui dis que non, ce n’est pas une réponse. On est heureux ou on ne l’est pas. Pas de “c’est en bonne voie” qui tienne. C’est soit oui, soit non. Il reste sur ses positions. Alors je sonde son regard. Il l’a dit lui-même, un seul regard suffit pour se comprendre. Moi je comprends qu’à ce moment précis, il ne me dit pas toute la vérité. Mais je laisse tomber.
Laisser tomber. Voilà le maître-mot de cette conversation. Il aura été celui pour lequel je me suis le plus battue. Mais là, je suis fatiguée. Alors je capitule. C’est fini, je ne remettrai plus jamais la conversation sur le tapis, comme je lui ai promis. Même si au fond de moi, je reste persuadée qu’il n’a pas été complètement sincère quelques minutes plus tôt. Même si ce que j’ai entendu ce soir, je l’avais déjà lu.
J’ai les yeux qui brûlent. J’ai trop pleuré. Putain ! Et voilà, j’ai mal au crâne.
En séchant mes larmes, je décide de clore ce chapitre. Ce soir, je tourne une page. Une bonne fois pour toute.
Me préserver… Enfin, jusqu’à demain…