Happy New Year my friends !

Quand je fais le bilan de ces deux dernières années, je me rends compte avec amertume, que j’ai payé cher la liberté d’être moi-même. J’ai beau me dire que les épreuves forgent le caractère, quand j’y pense, un seul mot me vient à l’esprit. Injuste. Pire que ça, j’ai envie de crier ma putain de rage et de dire au destin que c’est dégueulasse, que je n’ai pas mérité cela.

Quitter un connard après 8 ans… Apprendre qu’il me trompe… Ce sont des choses qui arrivent. Un mal pour un bien.
Perdre ma maison… Me faire humilier… Perdre 6 kg… Passe encore. Je ne suis pas la seule.
Découvrir 2 jours après avoir appris l’adultère que, oh surprise, je suis malencontreusement enceinte… Être contrainte de tirer un trait sur l’envie de maternité qui me tenait à cœur depuis 4 ans et avorter en secret, pendant que de l’autre coté, on me dit que “faut pas croire hein, lui aussi il souffre”… Ah Ah Ah ! Souffrir ? Nan je ne crois vraiment pas qu’il sache réellement ce que signifie ce mot, même à l’heure actuelle. Le jour où on lui mettra les 2 pieds sur des étriers sous gaz hilarant pendant qu’on lui aspirera son rêve en lui disant “courage, vous êtes forte, on y est presque”, il saura vraiment ce que c’est d’avoir mal et d’être brisé. Bref. Non, aujourd’hui je n’ai plus peur de le dire. Oui j’étais enceinte de presque 3 mois. Oui j’ai pris la décision de ne pas le garder. La meilleure de toute ma vie je pense aujourd’hui. Et sans regret. Vraiment. J’aurais simplement aimé que la vie m’épargne ce genre d’épreuve. Qu’il apprenne aujourd’hui ? Le cadet de mes soucis. Peut-être même qu’il le sait déjà. Je m’en lave les mains en fait.
Voir mourir mon chat de 4 ans… Voir mourir mon chien… Mal.
Rencontrer quelqu’un de bien… Le voir partir 5 mois plus tard… Dur. Surtout sans comprendre. Surtout quand on me dit que ce n’est pas ma faute.
Apprendre entre temps que mon père est malade… Et le veiller sur son lit de mort 6 mois plus tard. Là, je commence à me dire qu’on m’en veut.
Le rencontrer Lui… Me reprendre un mur… Rien à dire.
Me retrouver dans une merde internationale financièrement… Ça n’a pas de prix j’ai envie de dire.

Ouais, si je reviens brièvement en arrière, je m’estime en droit de me demander comment je suis encore là aujourd’hui. Et puis dans un bref moment de lucidité, je cesse de m’apitoyer, et je regarde autour de moi en me disant que non, il y aura toujours plus malheureux que moi. De penser que certains subissent pire, ça me révolte encore plus. Quand je me rappelle ce que j’ai souffert, j’ai peine à imaginer ce qu’ils doivent endurer. Alors je me tais. Je ravale ce que j’ai envie de hurler et je profite des gens qu’il me reste autour de moi.

Parce que tant que j’aurai encore mes jambes pour marcher, et ma tête pour penser, je continuerai d’avancer.

Alors ce soir, je mettrai ma robe de soirée style pin up 50’s, mes talons aiguille, de l’eye-liner, une barrette dans mes cheveux roux, et je me parerai de mon plus beau sourire. Je rirai en laissant les bulles de champagne faire pétiller mes petits yeux verts et détendre mes traits un peu crispés.

Je regarderai une dernière fois en arrière, et ensuite je refermerai les plaies… Tant pis pour celles qui n’auront pas cicatrisé. Je ferai table rase des blessures, des insultes, des humiliations, des coups du sort. De la même façon qu’on cautérise à l’alcool à 90°.

Ce soir, je sourirai à ce qui m’attend après. Je marcherai la tête haute. Parce que je sais que je peux le faire. Je ne me suis pas relevée de tout ça pour m’effondrer maintenant.

Il parait que c’est cyclique. Alors je mettrai fin à ces deux années noires. Je regarderai devant, convaincue que 2008 sera mon année. Parce que je l’ai décidé.

Oui, ce soir, je fermerai les yeux. Et je sourirai. Parce que, l’espace d’une seconde, je m’imaginerai heureuse.





Heroes

Tom : “T’es malade ? Ça veut dire qu’on va pas acheter mon cadeau de Noël ?

Moi : Oui je suis malade à cause de Kylian qui m’a refilé sa saloperie de gastro et un bon 38.5 de fièvre, mais si, je t’emmène quand même faire les magasins, comme promis.

Tom : Ah ouais ? Tu sais quoi ? T’es Super-Tata.”

Bah tiens, manquerait plus que je sois obligée de me mettre un mini-short bling bling et une cape comme cette conne de Wonder Woman.

En tout cas, même si je tenais à peine debout (gastro doublée d’une crève), je me suis bourrée de médoc et d’anti-vomitif, mon neveu a eu son cadeau, et d’entendre que j’étais Super-Tata, ça m’a montré que finalement, je pouvais être un Super-Quelque chose aux yeux de quelqu’un. Même malade, ça m’a fait sourire.

Bah ouais, les hommes de ma vie ont 1 mois, 3 et 7 ans. Qu’y puis-je ?

Et puis le sourire du jour, c’est Alex qui me l’a donné… ici. Merci.





I hope you’re feeling happy now.

En deux jours, j’ai bu du Sauternes, chanté sur Dick Rivers, pleuré pour Papa qui n’était pas là, ri de nos anecdotes parentales, vidé 1 litre de whisky avec ma sœur, dormi pas beaucoup, squatté la nouvelle DS de Tom, mon neveu de 7 ans, pris une portière de bagnole dans la tête (ouch), mordu mon futur ex beau-frère au bras pour l’empêcher d’arracher son fils de la même bagnole, aidé mon autre neveu, Kylian 3 ans 1/2 à ouvrir ses cadeaux, squatté ses Transformers, me suis faite 10 fois traiter de grande gamine par ma mère et priée de laisser les petits jouer avec leurs jeux, me suis gavée de foie gras, regardé pour la 100ème fois “La Boom”, tenu Noah dans mes bras, mon dernier neveu d’un mois que je voyais pour la première fois, ai entendu 3 fois “bon et bien reste plus que toi hein, t’es la prochaine puisque tes frères et sœurs n’en veulent plus. Mais tu nous fais une fille tu déconnes pas”, ai répondu 3 fois “oui bah j’espère que vous n’êtes pas trop pressés hein”, fumé beaucoup trop, fait un peu de ménage dans ma voiture, ai promis à Kylian de jouer à Dark Vador avec son nouveau sabre laser, me suis mise en colère 2 fois, ai encore pleuré de rire sur “La folie des grandeurs”…

Ouais, tout ça… Et encore pleins de trucs drôles. Ou pas.

Puis je me suis surprise à repenser à ces dernières semaines, et me suis rendu compte que ces choses que je croyais pouvoir vite oublier, m’imprégnaient encore profondément. Que ce serait beaucoup plus difficile que je ne voulais me l’avouer.

Putain.





Xmas makes me trash and deviant

Cette année, Noël c’est glauque comme le dernier rail de coke d’Amy Whinehouse.

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©TinyLizzie

Joyeux Noël les gens. Gavez-vous, buvez jusqu’à plus soif, et oubliez d’être sages. Ça ne sert à rien, on ne vit qu’une fois.





One night. Nothing else.

Je n’ai pas pu m’éclipser juste après, comme je préfère le faire d’habitude. Parce que vu mon état avancé d’ébriété, je n’aurais pas pu aller bien loin. Et puis de toute façon, je n’avais pas ma voiture. Donc.

Mais en fait, je dois avouer que ça fait du bien de se réveiller en sentant la chaleur d’un corps blotti contre soi et quelqu’un qui vous souffle des bisous dans le cou.

9 mois que ça ne m’était pas arrivé. Oui, ça fait du bien… Même quand c’est juste pour une nuit.