The one who gave up… or not…

“Ça y est ! J’en ai ras le cul ! Marre de parler dans le vent. Ou de ne pas parler du tout. Je vais devenir cinglée.
Putain mais quelle conne je suis !
J’abandonne.
C’est ça que tu voulais ? Avoue que c’est plus facile de cette façon. Bah voilà, tu as gagné.”

Ce post, je l’ai écrit de rage. Samedi soir. Après que tu m’aies dit qu’on parlerait de la situation dans 2 semaines.

J’ai d’abord pensé que c’était sympa de m’accorder un créneaux de 5 minutes avant la fin de l’année. J’allais même te proposer de voir si mi-2008, t’avais pas un trou, plutôt que de te faire chier maintenant. Mais non. C’était égoïste. Et puis s’échapper dans le sarcasme est devenu si facile… Alors, pour éviter l’ironie ou la méchanceté gratuite, je me suis simplement contenté de te répondre de laisser tomber…

J’avais l’impression qu’il suffisait te dire ça pour me sentir enfin apaisée. Pour avoir la certitude que j’allais enfin passer à autre chose. Reprendre le dessus. Mais non, j’étais toujours hors de moi 5h après. Oui, j’étais en colère ! En colère parce que je t’ai tendu une perche et que tu n’as pas compris que c’était maintenant que j’avais besoin d’en parler. Et pas dans 2 semaines. Que cette conversation, c’était sans doute celle qui allait m’aider à tourner la page une bonne fois pour toutes. Et qu’en me répondant que tu ne pouvais pas avant 15 jours, toi tu m’obligeais à rester entre 2 chapitres. Out of control. Non, tu n’as pas compris. Ou fait semblant de ne pas.

Ce post, je l’ai écrit, mais pas publié. Parce que la rage induit une perte de contrôle, et que s’il y a une chose que je déteste, c’est perdre le contrôle. De moi-même. Des évènements. Et puis, pour être honnête, je n’étais pas convaincue de ce que je t’avais répondu. Je n’étais pas prête à laisser tomber.

J’ai donc pris la décision de m’isoler quelques temps. Comme je le fais tout le temps en cas de danger imminent pour mon équilibre. M’enfermer dans ma bulle. No phone, no web. Descendre profond dans mes réflexions intérieures. Pour me retrouver. Faire le point. N’en sortir que quand je serais prête à le faire. Alors j’ai fixé mon MP3 dans mes oreilles et écouté Counting Crows toute la journée. A long december et Colorblind en boucle. Comme tu dis, je me suis mis en mode sous-marin pour une descente à 10 000.

Un mail. Un sms. 2 appels. Et j’ai regardé le téléphone sonner. Et je n’ai pas répondu. Et ça m’a fait mal. Parce que j’avais envie de t’entendre. Mais je savais que je ne devais pas. Alors j’ai résisté.

Une brève émersion pour boire un coup aux 33 ans de ma soeur. Et quand je suis rentrée chez moi, j’ai replongé vers les 20 000.

Allongée sur le lino, j’ai fixé le plafond pendant bien 2h. Comme je le fais à chaque fois que je dois me recentrer sur mes émotions. This love de Craig Armstrong. Le crâne corbeau de La Fille d’Octobre. I want you de Bob Dylan. Et plein d’autres. Putain de mode aléatoire je te dis. J’éteins et je vais me coucher.

Ce matin, je refais surface. Me revoilà parmi les vivants. Tu m’appelles. Je m’en veux de t’avoir inquiété. Tu ne mérites pas cela. Tu es mon ami. Je vais bien. J’avais juste besoin de déconnecter. Et je sais que tu comprendra un jour, si ce n’est déjà fait. J’ai beaucoup réfléchis…

… mais non, je ne sais toujours pas où j’en suis. Juste que je ne pourrai pas y arriver toute seule.




Pas encore de blabla
Allez, dis moi tout



Laisser un commentaire

Les paragraphes et retours à la ligne sont automatiques. Les e-mails sont masqués. HTML autorisé : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

(obligatoire)

(obligatoire)