Quand j’ai décidé d’ouvrir ce blog, il y a maintenant 8 mois, j’avais la volonté impudique d’en faire mon défouloir, lieu de tout et de rien en même temps, ma psychothérapie en quelque sorte… Pleins de choses quoi. Rassurez-vous, ce soir je ne reviendrai pas sur le faux débat concernant son utilité, puisque débat ouvert et clos ici-même. Et puis, il n’est pas non plus question de remettre son existence en question. Non… Ce soir, j’ai envie de vous dire que j’ai fièrement gagné le challenge. Et que pour une fois que je gagne quelque chose, j’estime qu’il est de bonne guerre d’en faire mention. Enfin, gagné… Tout dépend de quel point de vue on se place comme dirait l’autre.
Parce que oui, si il y a une chose que je peux vous dire sans croiser les doigts dans mon dos, c’est que j’ai tenu ma promesse. 99%. Voici à peu près la proportion de moi que je vous livre à travers les quelques bribes de ma vie banale de chieuse parisienne exilée en province, le regard que je porte sur la vie, et mes histoires drôles… ou pas.
99%. C’est beaucoup.
Alors le jour où je lui permets de me lire, de s’immiscer dans mes angoisses ou de vivre mes petits bonheurs à moi, je le préviens… Mets en garde sur le fait que ce qu’il va lire ici ne sera peut-être pas à son goût, le choquera, le blessera… Qu’il rentre ici dans le paradoxe de mon Moi profond… Un seul mot d’ordre… Honnêté… Qu’elle fasse mal ou pas. Qu’il faut qu’il prenne conscience du lieu où il met les pieds. Parce que vivre ses doutes au quotidien, c’est une habitude pour tout le monde, mais connaître ceux des autres, c’est une chose que peu savent gérer. Et le risque, il le prend. Moi aussi. Le risque de briser l’armure. De voir les fils barbelé-motus qui scellent mes lèvres, se briser, pour tout dire, sans tabou, sans gloire. Juste sincèrement. Juste vrai.
Ou qu’un jour mon meilleur ami lui révèle le 1% restant. Le genre de chose qu’il n’a pas forcément envie de lire.
Jimmy, celui qui sait pratiquement tout sans que j’ai besoin de prononcer le moindre mot. Celui qui en a marre de me voir m’auto-mutiler à coup d’incertitudes et de non-dis juste parce que j’ai peur de la réponse à mes questions. Celui que j’aime d’un amour tellement fraternel qu’on en est quasiment devenus asexués. Ni homme. Ni une femme. Mon meilleur pote. C’est tout.
Et puis un jour, alors que je n’ai pas eu accès au net depuis pratiquement une journée coz que j’étais absente de chez moi hier soir, et que ce matin au taf, la fée-informatique avait niqué toutes les connexions réseau, connexions que j’ai enfin récupéré au alentours de 15h30, je découvre qu’il y a eu mutinerie sur mon blog. Un commentaire de Jimmy s’adressant directement au principal intéressé (qui n’est pas moi si vous avez bien suivi) et qui dit plein plein de choses sur MES sentiments. Choses que je me suis bien entendu, interdit d’évoquer. Sans doute parce que je me complaisais dans une relation unilatérale, ou que j’avais peur de perdre le peu que je recevais. Peu… Déjà beaucoup… Bordel de merde ! Je ravale ma salive. Et quand je recommence à respirer, au bout d’un certain laps de temps, je constate que personne n’a relevé. C’est marrant comme la vérité nue peut rendre les gens muets.
Vous pourriez penser que j’en veux à Jim. Vous êtes alors bien loin de la vérité. Je ne vous dis pas qu’il ne m’a pas fallut une heure pour m’en remettre, mais je suis suffisamment lucide et intelligente pour comprendre qu’il l’a fait uniquement pour mon bien. Je l’entends d’ici me dire qu” au moins c’est fait, t’aura ta réponse et si c’est non, bah tu pourra passer à autre chose”. Non, en fait, je n’en veux à personne. La seule à qui je dois en vouloir, c’est moi. Juste moi. Pour ne pas avoir eu le courage de me tirer quand j’ai commencé à craquer ou de tout avouer comme une grande fille une bonne fois pour toute. Encore là maintenant, j’écris au lieu de dire. Oui je pense que j’écris mieux que je ne parle. C’est comme ça. Et puis on rougit pas. Alors je continue d’écrire.
Après avoir récupéré tous mes esprits, je supprime le commentaire. Pour répondre à une question posée… Non, je ne censure pas. D’ailleurs j’ai toujours banni ce mot au nom de la liberté d’expression… Simplement, je pense que d’hier à cet après-midi, l’heure de gloire de mon 1% dévoilé aux yeux de tous, a suffisamment duré. Et puis, une fois lu, ce n’est plus à lire. Maintenant qu’il est au courant…
Bref, non je ne nierai pas, oui j’assumerai. J’ai toujours assumé ce que j’ai fait. Parce que ce sont les règles du jeu. Parce que j’ai voulu jouer avec le feu et que je me suis cramée les ailes. J’assume, et je gérerai avec dignité. Parce qu’il ne me reste plus que ça de toute façon. En parler ? Je ne sais pas si c’est très utile. Qu’y- a-t-il autre à rajouter ? Tout a été dit. Et si justement en plus.
Une dernière chose pour ceux qui ne s’en seraient pas douté… Ma réponse je l’ai eu…
Ce qui est sur, c’est qu’on est pas dans “Pretty Woman” où le prince charmant il vient chercher la pute dont il est tombé éperdument amoureux, en escaladant jusqu’à sa fenêtre avec une échelle pourrie, pour lui demander de devenir sa princesse. Et moi, je ne suis pas Julia Roberts.
Non, je ne suis pas…
*Les fans du groupe comprendront…
Pas encore de blabla
Allez, dis moi tout
Laisser un commentaire
Les paragraphes et retours à la ligne sont automatiques. Les e-mails sont masqués. HTML autorisé :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>